• 2008 -Mirrors

    Mirrors est un film américain réalisé par le Français Alexandre Aja, réalisateur du remake de La colline a des yeux.

    2008 -Mirrors

     

    Rôle : Ben Carson
    Réalisateur : Alexandre Aja
    Avec : Paula Patton, Cameron Boyce, Amy Smart

    Kiefer Sutherland est également producteur éxecutif  du film. (Fox)


     

    Mirrors

     


    PHOTOS (47)

    2008 -Mirrors

     

    PHOTOS (51)
    On the set - sur le tournage

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    VIDEOS & Making Of (7)

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    Mirrors, ou Miroirs au Québec, est un film américain réalisé par le Français Alexandre Aja, réalisateur du remake de La colline a des yeux. Le premier titre envisagé était Into the Mirror, mais il a été changé au dernier moment. Le tournage débuta le 1er mai 2007. À sa sortie le 15 août 2008, le film fut classé R (restricted) par la MPAA pour la violence des images, du langage et une scène de nudité. En France, Mirrors est sorti le 10 septembre 2008 avec une simple interdiction aux moins de 12 ans.

    Le tournage qui s’est déroulé à Bucarest, a duré huit semaines, confie le réalisateur français Alexandre Aja, et ensuite, nous avons tourné les extérieurs à New York et Los Angeles pendant deux semaines. 

    Synopsis :

    Ben Carson est un ancien flic, il a perdu son travail et sa famille tombant dans l’alcool suite à la mort de son coéquipier. Depuis, il vit avec sa jeune sœur. Il accepte à contrecœur un travail comme veilleur de nuit dans un grand magasin brûlé et abandonné. La nuit venant, il remarque des choses étranges, les miroirs semblent vivant… Des choses horribles se sont passées dans ce grand magasin, mais quel secret cache ses miroirs ? Bientôt Carson lutte contre ces maléfices qui le menacent lui et sa famille.

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    Le film :

    Le choix de Kiefer Sutherland :

    Alexandre Aja raconte comme est venue l’idée de confier le rôle principal à Kiefer Sutherland : « Nous avions une liste de trois ou quatre acteurs dont nous avons discuté, suivant le processus habituel, avec les patrons du studio. Et Kiefer est devenu une évidence pour tous. Son propre vécu, cette fêlure qui transparaît dans tous ses rôles, ne peuvent que nourrir son personnage. Il vit tout jusqu’au bout, le pire comme le meilleur, un peu comme dans L’Expérience interdite qui m’a marqué à titre personnel ainsi que toute ma génération. C’est une des nombreuses raisons qui ont dicté mon choix. Son rôle de Jack Bauer dans "24" a encore accru sa notoriété, mais il s’agit d’un personnage beaucoup plus contenu, maîtrisant plus ses émotions. Il ne peut pas donner sur une série ce qu’il donne pour un film. Son personnage dans Mirrors lui rend toute la dimension et la puissance de son humanité. Lors de notre première rencontre, j’ai en plus été étonné de découvrir qu’il a lui-même un rapport très particulier avec les miroirs. Il supporte mal sa propre image, ce qui est assez rare chez un acteur. Il n’a aucun miroir chez lui…» allociné

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    Kiefer Sutherland insista pour réaliser la majorité de ses cascades lui-même, y compris le combat entre Carson et Anna et sa spectaculaire échappée à travers les flammes, les explosions et les murs s’écroulant autour de lui. « Kiefer voulait être au cœur des flammes, au point qu’elles venaient presque lui caresser le visage » se souvient le superviseur des effets spéciaux Jason Troughton.

     

    Alexandre Aja, déjà auteur du remake La colline a des yeux, affirme que Mirrors n'est pas un remake du film coréen Into the Mirror, bien qu'il y ait des similitudes entre les deux.

    Après La colline a des yeux, Alexandre Aja souhaitait aborder un registre différent, celui du surnaturel. C'est alors qu'ils reçurent, Grégory Levasseur, son co-scénariste, et lui, un script intitulé Into the Mirror. « Il s'agissait en fait d'un projet de remake d'un film coréen, mais je n'ai accroché ni avec l'histoire ni avec les personnages, explique le cinéaste. Pourtant, une ou deux scènes qui jouaient avec les miroirs m'avaient vraiment bluffé. L'idée du miroir, un objet tellement quotidien qu'on ne le remarque même plus, nous est restée. Combien de fois dans une journée, regardons-nous notre image, dont nous sommes complètement dépendants, sur une surface réfléchissante… C'est un peu comme pour vérifier que nous existons toujours ! Les gens ont tous une relation différente, particulière, au miroir. Certains sont obsédés par leur image, d'autres ne peuvent pas la supporter. Un élément universel est toujours la meilleure base pour un film d'horreur — en général, une peur présente en nous tous que quelques images peuvent faire ressortir. » Les deux hommes ont ainsi expliqué au studio qu'ils n'aimaient pas le script mais qu'ils gardaient tout de même le principe des miroirs. « Nous avons réussi à convaincre la 20th Century Fox de nous laisser reprendre la thématique, confie Alexandre Aja, mais en nous orientant vers une autre histoire qui n'a rien à voir avec un remake. »

    Grâce à des repérages précédents, Alexandre Aja savait, dès l'écriture du scénario, que Bucarest était — et pas seulement pour des raisons économiques — le seul endroit du monde où ce film pouvait être tourné. Une partie des intérieurs a donc été réalisée en plein cœur de Bucarest, dans l'immense Maison du Peuple et à l'Académie des Sciences voulues par Ceausescu et abandonnées depuis 1998. Ces bâtiments titanesques, dont aucun équivalent n'existe ailleurs, sont les illustrations parfaites de ce grand magasin qui a brûlé, décor impossible à réaliser en studio. «Le tournage a duré huit semaines, confie le réalisateur, et ensuite, nous avons tourné les extérieurs à New York et Los Angeles pendant deux semaines»

    Mirrors comporte énormément d'effets spéciaux. « Les effets avec les miroirs sont extrêmement subtils — des réflexions qui restent dans le miroir alors que la personne qui s'y regardait s'en éloigne — et exigent une très grande précision, confie le réalisateur Alexandre Aja. Nous sommes quasiment à 350 plans truqués. Nous avions donc une double contrainte, celle de ces effets et celle de l'intensité de jeu imposée par le climat du film. L'histoire fait appel à tout ce qui peut provoquer un reflet et nous avons donc travaillé avec une multitude d'éléments qui augmentaient d'autant la complexité du tournage. » Au lieu de se reposer sur des effets spéciaux numériques qui auraient alourdi la post production, l'équipe de Mirrors s'est démenée pour que la majorité de ces effets soit réalisée en plateau. Une des images les plus traumatisantes du film, quand le reflet d'Angela, la sœur de Ben, arrache la mâchoire de son visage, est le fruit d'un maquillage extrêmement élaboré créé par Mike McCarty et Jaremy Aiello de la société K&B Effects. « Nous avons tergiversé pendant des semaines pour trouver le moyen de faire croire que ce personnage n'a plus de mâchoire inférieure, admet Mike McCarty. Comme référence, j'avais déniché une photo datant de la Guerre de sécession d'un soldat qu'un coup de canon avait touché au visage. Mais l'image paraissait fausse. Si nous avions réalisé le maquillage en reproduisant la réalité, tout le monde aurait trouvé l'effet ridicule. »

    Transformer 1900 m² d'architecture institutionnelle en un grand magasin carbonisé n'a pas été de tout repos pour le chef décorateur Joseph Nemec III (La Colline a des yeux, Terminator 2) et son équipe. De l'escalier principal aux présentoirs, chaque détail a du être conçu, sculpté, fabriqué et mis en place en à peine douze semaines, le tout au sixième étage d'un bâtiment sans ascenseur. Deux équipes étaient également chargées de calciner le décor pour simuler l'incendie ayant dévasté les lieux. Murs, sols, mobilier, ainsi que le « stock » du magasin (des vêtements, montres, bijoux, cosmétiques) : chaque centimètre carré a été soigneusement brûlé. Une attention toute particulière a également été accordée aux mannequins en décomposition, qui symbolisent à la fois la vitalité passée du magasin et le mal qui s'y cache. « Les mannequins donnent l'impression qu'il reste un peu de vie dans cet endroit incinéré, éclaire Joseph Nemec III. Nous les avons habillés et disposés dans des positions très réalistes, avant de les carboniser et de les dégrader d'une façon qui évoquerait la tragédie de ces vies emprisonnées derrière les miroirs. Nous en avons appelé un David, car il avait conservé une pose très digne alors que tout tombe en ruine autour de lui. Nous en avions surnommé un autre "Freckles" (taches de rousseur), dont le visage avait été brûlé au point de faire de petites bulles. »

    La musique du film est inspiré de la Suite espagnole, op 47, n° 5 : Asturias de Isaac Albeniz.

     

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    Réalisé par l’Espagnol Victor Garcia, Mirrors 2 sera porté par Nick Stahl. Le film sortira directement en DVD… (octobre 2010). Mirrors 2 raconte une histoire qui reprend le même genre de situation que le premier volet : après avoir perdu sa fiancée dans un accident de voiture, Max Matheson prend à un emploi comme veilleur de nuit dans le grand magasin de son père. Alors que ses collègues commencent à être tués de manière atroce, Max lui commence à voir une mystérieuse jeune femme dans tous les miroirs du magasin, semblant chercher à communiquer avec lui.

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    Plus d’interviews et d’articles  Mirrors sur Monkief : ici

     

     

     

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    Musique :

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    Asturias/Main Titles by Javier Navarrete  :

     

     

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    Comic Con 2008 :

     

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     Vidéos (VOSTFR) :

    Entretien avec Kiefer Sutherland

    Interviews Kiefer Sutherland

     

     

    Interview Alexandre Aja et Kiefer Sutherland (1)

    Interview Alexandre Aja et Kiefer Sutherland (2)

    Reportage sur le film (VF / VOSTFR)


     

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    interviews Kiefer Sutherland

    PREMIERE (Sept. 2008) 

    Album (7 pages)

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    Entrevue exclusive avec Kiefer Sutherland :

     2008 -Mirrors 

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    Interview Kiefer Sutherland, Le Parisien (2008)

    Kiefer Sutherland se fait peur :
    La série télé « 24 » a fait sa gloire, mais l’interprète de Jack Bauer n’a pas arrêté le cinéma. Pour « Mirrors », film d’horreur réalisé par le Français Alexandre Aja, l’acteur, tourmenté par son image, a dû affronter ses angoisses.


    Kiefer Sutherland avoue avoir une relation conflictuelle avec les miroirs. « Je n’aime pas ce que j’y vois, nous explique l’acteur, confortablement installé dans sa chambre d’hôtel. Dans ma tête, j’ai meilleure allure que ce que je vois dans le miroir, donc je ne me regarde pas dedans. » Dans son dernier film, « Mirrors », réalisé par le Français Alexandre Aja et distribué aujourd’hui en France, le natif de Londres (Royaume-Uni) n’a pu échapper au reflet de son image.


    Tous les jours lors du tournage qui a duré huit semaines, il a dû donner la réplique aux autres vedettes du film… les miroirs. Cette confusion autour de l’acceptation de son apparence est très complexe.« Je ne me regarde plus à la fin d’une scène »Sutherland ne supporte pas non plus de regarder ses films. « Vous avez une perception unique de votre performance. C’est à la fois cérébral et physique, analyse l’interprète de Jack Bauer dans la série 24 , de sa voix grave si atypique. Quand je m’observe dans un film, je suis distrait par ma présence, comme cela nous arrive à tous quand on se regarde dans un miroir. Je remarque les défauts et je ne vois plus cette image idéale que je m’étais faite de ma performance. Du coup, je ne me regarde plus à la fin d’une scène car ma vanité me pousserait à changer des choses qui ne devraient pas être modifiées. C’est pour cela que me diriger (en tant que réalisateur) a été un véritable cauchemar ! »


    N’allez pas croire pour autant qu’il déteste son métier. Amoureux du cinéma « l’un de mes films préférés est Subway » , acteur méthodique, polyvalent, Kiefer Sutherland se régénère devant les caméras. Ayant connu la gloire dès son adolescence avec les films, « Stand by me » et « The Lost Boys », Sutherland a confirmé une fois adulte avec « Flatliners », « A Few Good Men », avant de traverser un long passage à vide, puis de retrouver le feu des spotlights avec « 24 ». Les aventures de Jack Bauer, agent de la cellule antiterroriste de Los Angeles, lui ont permis d’atteindre le statut d’icône planétaire. Son père, le célèbre acteur Donald Sutherland, ne loupe pas un épisode, mais a une façon toute particulière de regarder la série. « C’est un vrai fan, concède Kiefer Sutherland, les yeux brillants. Mais il parle de Jack Bauer en faisant des observations comme si je n’étais pas impliqué dans le show. »


    Un temps gêné par la renommée de son paternel, Kiefer Sutherland a su accepter son précieux héritage. Les deux hommes désormais complices n’ont pourtant jamais tourné ensemble. « Nous n’avons pas encore trouvé le bon film, souligne-t-il, soudain pensif. C’est une chose que vous faites une fois. Il ne faut donc pas se rater. Il y a un livre sur lequel j’ai une option, My Father’s Secret War, l’histoire d’un homme silencieux ne racontant rien de son passé lors de la Seconde Guerre mondiale, avant que sa fille ne découvre son secret et qui était vraiment son père. J’espère que ce projet se mettra en place. » Il faudra arriver à composer avec son calendrier dense. Occupé quasiment toute l’année avec « 24 » (même si la production, mécontente des scénarios, vient d’interrompre le tournage de la saison 7), Kiefer Sutherland ne peut tourner qu’un film par an. Pas facile donc de choisir le bon projet. « Le problème avec ma carrière, observe-t-il en se frottant inconsciemment le menton, c’est que je n’ai jamais pris le temps de m’asseoir et de réfléchir à la chose intelligente à faire. Je fonctionne à l’instinct. »

     

    24 minutes avec Kiefer Sutherland - Paris Match

    Grâce à « 24 heures », il est l’acteur américain le plus vu dans le monde. A Los Angeles, il nous a accordé un tête-à-tête pour la sortie de son film « Mirrors ». Haletant. 11 septembre 2008

    Hôtel Four Seasons, Beverly Hills, 14e étage. En blue-jean et tee-shirt, Kiefer Sutherland est sobre… point de vue vestimentaire. Il assure la promotion du film « Mirrors », long-métrage d’horreur réalisé par le Français Alexandre Aja. Il y interprète Ben Carson, un ex-flic qui devient le gardien de nuit d’une immense ­bâtisse délabrée pleine de miroirs. Du sang, des gorges tranchées et une enquête à rebondissements pour un bon film de genre. L’attaché de presse de la Fox prévient en souriant : « Avez-vous l’intention de poser des questions personnelles ? L’interview télé précédente s’est mal terminée… » Réponse : « La vie sexuelle de Kiefer n’est pas l’objet de la rencontre… » Il est content. Kiefer se pointe dans la chambre.

    Il est 12 heures. Il a le teint terre de soleil, restes des traces de ­maquillage de sa session télévisée. Puisque tout le monde pose la grande question, allons directement au fait : « Il est comment Jack Bauer ? » Il a 41 ans, le visage légèrement marqué, ridé. On dirait un ex-bouffi dégonflé, mais il est pas mal. Et, miracle, il cherche un cendrier, et fume. Puis il se met en mode « junket », le marathon promo. Soit démontrer à quel point c’était formidable de bosser avec Alexandre, que tout s’est bien déroulé pendant le tournage en Roumanie, que le scénario l’a emballé tout de suite, qu’il a toujours craint les miroirs, qu’il n’aime pas se regarder. Ça, c’est vrai. Il cause d’une voix suave, basse, de couche-tard. Si on sent que ce n’est pas son exercice préféré, il fait le boulot. « Je voulais que les gens éprouvent de la peur. J’ai toujours adoré “L’exorciste”, “Amityville”, “Shining”, ces films qui commencent comme un drame classique et qui dérapent. Je m’occupe d’abord du personnage avant l’action. »

    12 h 08. « Le fait que ce type nage en pleine déprime vous a donc attiré davantage que l’horreur ? » L’interruption ne lui plaît pas : « Je n’ai pas terminé ! Ce que je trouvais effrayant à propos du personnage l’est deux fois plus car je tiens à lui… Pour un acteur, c’est pain bénit un type si mal en point ! » Il a tellement kiffé, Sutherland, qu’il a enchaîné le tournage à peine la saison 6 terminée. Sans même 24 heures de break. « Bien sûr que j’aime me reposer, “24 heures” demande beaucoup d’énergie. J’ai connu suffisamment de hauts et de bas dans ma carrière pour reconnaître une bonne histoire. Je préfère travailler que rester chez moi, dans ce cas-là. »

    12 h 12. « Parce que vous vous ennuyez ? – Cela peut arriver », glisse-t-il malicieusement. « Avez-vous tiqué sur l’alcoolisme du personnage, qui rappellera vos écarts de conduite, de voiture ? – Je m’en fous. Je ne fais pas attention à ce que les gens racontent. » C’est vraiment un problème à Los Angeles de boire et de sortir. Ici personne ne titube, tout est loin de tout. Il faut une auto. Kiefer s’est fait prendre par la patrouille quatre fois en presque vingt ans. La dernière arrestation lui a valu quarante-huit jours de prison fin 2007. « Pourquoi n’engagez-vous pas un chauffeur ? » Il sourit. « Hum… je fais des erreurs quelquefois… »

    12 h 16. Depuis sept saisons, Sutherland incarne parfaitement Jack Bauer, cet agent secret tendu, survolté, qui sauve le monde, mais peine à sauver sa relation avec sa fille. Un succès colossal qui a aussi sauvé l’acteur en perdition. « Avant “24”, ma carrière touchait le fond. Pendant dix ans, j’ai fait des figurations pour vivre. » Il était devenu le roi des séries… B, au mieux. « Les trois mousquetaires », « Deux cow-boys à New York ». Pourtant, ça partait bien pour lui. En 1990, il sortait avec Julia Roberts, « L’expérience interdite » cartonnait. Pourquoi n’est-il pas l’égal des Cruise, Pitt et autre Depp ? « Aucune idée. Je me souviens, “Young guns 2” marchait fort, “L’expérience interdite” aussi et je ne décrochais aucun boulot ! » Peut-être fallait-il davantage de mordant et un meilleur agent. Après des navets par cageots, il a un temps quitté le métier pour des compétitions de rodéos. « Si personne ne veut de vous, autant faire ce que vous voulez ! »

    12 h 17. La popularité de Bauer l’écrase-t-elle au point de le décrédibiliser s’il s’aventure dans la comédie romantique ? « Si je dois être identifié à lui pour le restant de mes jours, j’assume. Je continuerai tant que les scénaristes et les producteurs le souhaiteront. Contrairement aux rumeurs, je n’ai pas resigné mon contrat depuis longtemps. Cela pourrait donc s’arrêter très vite ! »

    12 h 18. Mais il ne sera jamais bien loin d’une caméra. Parce que ce Canadien natif de Londres ne veut rien d’autre depuis ses 15 ans. Et la grande ombre paternelle, celle de M. Klute, le Casanova Donald Sutherland, n’a pas éclairé ses débuts difficiles. « On ne se voyait pas. Il tournait des films peu commerciaux, habitait en France avec son épouse Francine [Racette]. Personne ne l’évoquait lors des auditions. Ici, si vous n’avez pas sorti un truc la veille, vous n’existez pas. » Désormais, ça tourne à peu près rond. Kiefer mène une vie de patachon de luxe dans le quartier de Silver Lake, vaguement excessive, et manage deux groupes de rock, Billy Boy on Poison et Honey Honey. Aurait-il pu tenter le plan rock star ? « Impossible, je serais mort depuis longtemps. »

    12 h 20. L’attaché de presse signifie la fin de la visite en Sutherland. Royal, Kiefer extirpe une cigarette et lâche doucement : « On continue le temps que je la fume. » Alors, on reprend, cool. « Adolescent, on veut toujours fuir ses parents. Mon frère Russel, le fils de Francine et Donald, se voyait acteur, pourtant il a renoncé. Il écrit de la musique. C’est triste. Pareil pour ma fille de 20 ans, Sarah. Elle est douée, pourtant. Tous deux ont peur de se lancer à cause de mon père et moi », constate-t-il.
    12 h 24. Clap de fin. Il salue en français, « enchanté », et offre la bise. On se verrait bien vadrouiller en soirée avec le garçon. A condition qu’il recrute un chauffeur.

     

    2008 -Mirrors

     

    Avis :

    Ce film a connu un succès en demi-teinte dans le monde entier, avec moins de 80 millions de dollars de recettes. Si le film a obtenu un bon accueil critique, il n’a pas forcément cartonné au box office mondial.

     - Pour Le Monde, le film parvient à mener le spectateur dans l’effroi avec « une certaine inspiration ». Et pour les Inrockuptibles un « scénario attendu ».
    - Les Cahiers du Cinéma ont du mal à avaler cette "soupe fade" , perdue dans une surenchère de péripéties…

    Kiefparadise :

    Thriller horrifique Hollywoodien plutôt que film d’horreur pur,  Mirrors est un remake du film « Into the mirrors » (du réalisateur coréen Kim Seong-Ho, sorti en 2003) et est réalisé par Alexandre Aja, un des rares cinéastes français à travailler avec succès aux Etats-Unis. On lui doit notamment « Haute tension » et l’effrayant et autre excellent film d’horreur « La colline a des yeux ».

    Revisité par le jeune metteur en scène, cette nouvelle version choisit de développer le thème récurrent et riche de symboles, du miroir maléfique derrière lequel existerait un monde parallèle au notre.

    Il s’agit bien sûr pour Alexandre Aja de nous renvoyer à nos souffrances et à nos angoisses, face aux reflets que les miroirs, omniprésents dans nos sociétés, donnent de nous-mêmes, mais il s’agit également de l’observation d’une famille en crise et de la description du combat que mène un homme brisé pour reconquérir l’amour de ses proches ainsi que l’estime de lui-même.

    Cet homme c’est Ben Carson, un ancien policier alcoolique, hanté par la culpabilité, qui devient gardien de nuit dans un immense magasin abandonné, le Mayflower, ravagé des années auparavant par un incendie et dont seuls les miroirs semblent intacts.

    Si « Mirrors » est parfois inégal en raison d’un défaut d’écriture manifeste, il est incontestable qu’il a un nombre de qualités suffisantes pour en faire un très bon film de genre.

    Aja réussit dès les premières images à instaurer une atmosphère angoissante et à maintenir la tension d’un bout à l’autre du film notamment grâce au rythme toujours soutenu qui s’accélère dans les dernières minutes jusqu’au final grandiose et surprenant.

    L’esthétique du film est sans reproche. L’obscurité, les couloirs sans fins, les sons étouffés, le crissement des miroirs qui se brisent et surtout  l’imposant bâtiment délabré qui sert de cadre à l’histoire, offrent une ambiance surnaturelle et angoissante à souhait.  L’image est magnifiquement travaillée et les effets visuels sont dans l’ensemble plutôt bien réussis.  Il est à signaler deux scènes gores absolument effrayantes dont  celle de la salle de bain qui restera d’anthologie. A noter également l’extraordinaire générique d’ouverture ainsi que la bande originale du film signée Javier Navarrete (le compositeur de la sublime musique du non moins sublime « Labyrinthe de Pan »).

    Mais un des atouts principaux du film est bien sûr l’interprétation intense et troublante de Kiefer Sutherland. Le personnage de Carson rappelle par bien des points le Jack Bauer torturé et dévasté de « 24 heures chrono » et a également de nombreux points communs avec la personnalité complexe de son interprète. Kiefer avouera lui-même détester les miroirs et avoir du mal à s’y regarder!

    Le charisme et le jeu subtil et sensible de l’acteur apportent énormément d’intensité à ce personnage de policier alcoolique tourmenté par son passé.

    Au final Mirrors est un thriller horrifique de bonne facture et redoutablement efficace… et surtout bien meilleur que ce que certains critiques ont bien voulu faire croire. Les amateurs de films d’horreur purs et durs qui ne cherchent qu’une succession de scènes gores seront très certainement déçus. Tous les autres, ceux et celles qui cherchent à voir un bon film avec une intrigue oppressante qui tient la route et où l’angoisse et le suspens vont crescendo jusqu’à l’extraordinaire twist de fin, seront absolument comblés.  Quant aux  amoureux (ses) du Kief, dont nous faisons parties ici, ils seront convaincus et touchés une nouvelle fois par son interprétation profondément émouvante, et toujours juste.

     

    Une chose est sûr, après avoir vu ce film, vous ne verrez plus un miroir de la même façon. Des scènes assez « trash » sont parfois difficilement supportable. On est en plein dans l’horreur, une ambiance qui vous glace le sang… La scène de la baignoire est même assez choquante. Le thème du film, les miroirs lui confère une originalité faisant parfois défaut aux films d’horreur. Une enquête de style policière corse le tout.

    On assiste aussi à une prouesse technique pour les scènes de miroir qui sont très bien faîtes.

    Ce film a donc été une agréable surprise même si le scénario manque, à mon goût un peu de fond. Et la prestation de Kiefer, irréprochable comme toujours. Sa présence à l’écran donne de la profondeur au film.

    Un peu déçu personnellement par le final alors que d’autres le trouve extraordinaire. C’est vrai que la fin sort du schéma habituel des films américain.

     

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  • Commentaires

    1
    CORINNE
    Samedi 26 Janvier 2013 à 21:57

    je ne l'ai vu qu'une fois  ! Je le reverrai avec plaisir, mais je ne veux pas être seule  ! trop effrayant ! et une fin auquellle je ne m'attendais pas !



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